Quincy Sickles-Jarvis

Quincy Sickles-Jarvis

La basketteuse Quincy Sickles-Jarvis dit que les JAAN de 2014 ont changé sa vie

 La basketteuse vedette Quincy Sickles-Jarvis doit sa bourse d’études sportive à l’Université de Guelph en grande partie à deux personnes: son entraîneure de basketball à l’école secondaire et sa grand-mère.

 Née et élevée à London, en Ontario, la jeune femme de 21 ans a été recrutée alors qu’elle participait aux Jeux autochtones de l’Amérique du Nord de 2014 (JAAN) à Regina. Selon ses dires, sans l’insistance de l’entraîneure de son école secondaire, Charlene Camillo, elle n’aurait même pas pris part à la compétition.

« Ma professeure et moi avions une excellente relation, a dit Sickles-Jarvis, membre de la Nation des Oneida de la Thames du côté de sa mère. Elle était Autochtone elle aussi et avait participé aux JAAN, et elle m’a vraiment poussée à faire de même. »

L’étudiante en psychologie dit qu’elle hésitait à prendre part à l’événement parce qu’elle avait grandi à l’extérieur de la réserve et qu’elle ne savait pas si elle serait acceptée par la communauté autochtone.

« J’avais peur de ne pas être ‘assez autochtone’, parce que je n’étais pas aussi impliquée dans la culture, a dit Sickles-Jarvis. J’avais besoin de cette poussée pour m’impliquer et quand je l’ai fait, ce fut la meilleure expérience de ma vie. »

Sickles-Jarvis était ravie d’avoir mérité une place au sein de l’équipe, mais ne savait pas trop comment elle couvrirait les coûts jusqu’à ce que sa grand-mère suggère une solution.

« Ma grand-mère a organisé un barbecue pour amasser des fonds dans la réserve où elle vit et tellement de gens sont venus me soutenir, s’est rappelée Sickles-Jarvis. Nous avons fini par amasser plus de 1000 dollars, ce qui était plus que suffisant pour payer mon voyage aller-retour. »

« Je pense que c’est un très bon exemple d’une communauté qui se réunit pour aider une jeune athlète à réaliser ses rêves. Je remercie vraiment ma grand-mère parce que sans elle, je n’aurais pu payer le coût du voyage. »

L’ailier de 5 pieds 9 pouces et ses coéquipières de l’Ontario ont terminé au sommet du podium à ces Jeux et elle considère ce triomphe comme l’un des plus grands moments de sa carrière sportive jusqu’à présent.

« C’est un sentiment tellement surréaliste de gagner un championnat, a déclaré Sickles-Jarvis. On investit tant d’heures, on met toutes nos énergies dans le sport. En prime, j’ai eu la chance de représenter ma province à une compétition d’envergure et d’avoir une connexion spéciale avec ma culture. Être en mesure de dire à mon équipe que nous l’avons fait ensemble est un sentiment formidable. »

Sickles-Jarvis amorcera sa dernière année à l’université à l’automne et dit qu’elle est reconnaissante pour l’appui de ses coéquipières et de sa famille, y compris sa mère, qui est sa plus grande admiratrice. Toujours indécise quant à son plan de carrière après l’obtention de son diplôme, elle se dit heureuse d’avoir atteint son objectif de jouer au basketball postsecondaire et se concentre à maximiser sa dernière année en tant qu’athlète universitaire.

« Je suis tellement reconnaissante d’avoir eu le sport dans ma vie pour me garder sur la bonne voie et pour m’apprendre des leçons de vie qui ne peuvent être comprises à moins que vous ne les expérimentiez vous-même. J’aurai toujours ces outils dans ma poche arrière, en attente d’être utilisés. 

« En ce qui concerne un objectif à court terme, j’aimerais terminer ma carrière universitaire avec un championnat et je travaillerai à atteindre cet objectif la saison prochaine. »

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