Hunter Lang

Hunter Lang

Hunter Lang cherche la recette gagnante de son identité autochtone

En plus de ses nombreuses activités extracurriculaires, la joueuse de softball Hunter Lang a également mis du temps à en apprendre plus sur sa culture autochtone.

Originaire de Port Moody, C.-B., la jeune de 15 ans joue au softball depuis l’âge de sept ans et est maintenant membre des Ts’Kw’aylaxw First Nation. Malgré tout, sa quête d’identité autochtone n’a débuté que l’été dernier.

 « J’ai participé à un camp à l’Université Fraser aux côtés d’autres étudiants autochtones de ma communauté, explique Lang. Les rencontrer, et en apprendre plus sur notre culture ensemble a été une expérience incroyable. Nous avons fabriqué des tambours, avons appris une chanson et nous sommes éduqués hors de la culture aussi, tout cela ensemble. Nous sommes toujours amis à ce jour. »

 Engagée dans les activités du programme de baccalauréat international de son école et au sein de plusieurs clubs et organisations, elle souligne que d’apprendre qui elle était à titre de jeune femme des premières nations au camp a eu un impact important sur son identité personnelle.

 « Typique étudiante canadienne qui n’était pas exposée à ma propre culture, je ne réalisais pas qu’une partie de moi était manquante jusqu’à ce que j’en apprenne plus, dit la collégienne. Je n’y avais pas été exposée mais maintenant j’en sais plus sur les difficultés auxquelles font face les populations autochtones. Bien que je ne fasse pas face à ces problèmes, je considère toujours qu’il est de mon devoir d’aider à faire grandir notre communauté. »

 Lang avoue à la blague qu’elle avait « peur de la balle » lorsqu’elle a commencé à jouer au softball. Elle considère maintenant l’opportunité de se rendre aux États-Unis l’automne dernier au sein du programme Canada Futures comme un des faits saillants de sa jeune carrière. Là-bas, elle a joué contre des athlètes d’âge universitaire de la Géorgie, de l’Alabama et de la Floride.

 « Après être partie en tournoi, j’ai décidé que le softball était définitivement quelque chose que je voulais poursuivre au niveau suivant, explique Lang qui joue principalement au deuxième but. Mon but ultime serait de jouer pour l’équipe du Canada lors de Jeux olympiques futurs mais pour m’y rendre, j’aimerais jouer à l’université. »

 Malgré un horaire chargé, Lang trouve le temps pour s’impliquer avec les Best Buddies, une organisation qui jumelle de jeunes étudiants bénévoles avec des gens présentant des troubles cognitifs pour créer une relation significative. Elle sera même la présidente du chapitre Best Buddies de son école l’an prochain.

 « Je me suis fait plusieurs amis depuis mes débuts avec le programme en neuvième année, dit Lang. Être une amie sur qui ils peuvent compter me rend heureuse et me comble aussi. »

 À titre de leader de sa communauté à son école, Lang croit qu’elle fait partie d’un groupe de jeunes passionnés qui pourront influencer positivement la relation que le Canada entretient avec les communautés autochtones.

 « Faisant partie de la nouvelle génération, je souhaite que les gens sachent que nous n’avons pas lancé la serviette, dit Lang. Nous persévérons afin d’exposer la vérité et de nous réconcilier. Les jeunes de la nouvelle génération autochtone doivent se rassembler afin d’élever la conscience sociale. Je crois que nous pouvons faire bouger les choses. »

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