Cody Jamieson

Cody Jamieson

Cody Jamieson – Ambassadeur des biens faits des Jeux

 Pour Cody Jamieson, ambassadeur des Jeux autochtones de l’Amérique du Nord de Toronto 2017, la crosse est beaucoup plus qu’un sport – c’est thérapeutique.

Un Mohawk du clan Turtle des Six Nations, Jamieson dit porter avec lui les enseignements passés par ces ancêtres, ceux qui lui ont appris que le sport est un cadeau du créateur, chaque fois qu’il prend part aux compétitions de crosse de niveau international.

 « L’intention n’était pas de créer un jeu de guerre mais bien de tenir les maladies loin de la tribu, d’expliquer la vedette de 29 ans des Knighthawks de Rochester de la National Lacross League (NLL). Lorsque vous jouer la crosse de la bonne manière, vous le faites avec l’esprit clair, et non pas de la colère. L’énergie que nous créons lors des parties est ce qui chasse la maladie. »

 Jamieson a été initié à la crosse par son père et son frère aîné, et a joué sa première partie compétitive à l’âge de trois ans. Il a par la suite obtenu une bourse d’études de l’Université de Syracuse qui l’a mené vers une carrière professionnelle dans certaines des meilleures ligues. Trois fois champion de la Coupe NLL et nommé deux fois le joueur le plus utile de la finale, il affirme qu’une partie de l’effet thérapeutique de ce sport vient de l’opportunité pour les joueurs de libérer certaines émotions refoulées, et que c’est pour cette raison qu’il l’utilise comme outil pédagogique dans son mentorat avec les jeunes. 

« Notre réserve a un gros problème de suicide et une des raisons est le harcèlement, explique Jamieson. Comme la crosse est un sport d’équipe je l’utilise pour leur apprendre qu’ils auront toujours un coéquipier derrière eux. Le sport m’a définitivement aidé à naviguer mes problèmes personnels, alors cela m’enthousiasme de pouvoir le faire pour d’autres. »

 Lui-même jeune athlète lors des Jeux autochtones de l’Amérique du Nord de 2002 à Winnipeg, Jamieson dit conserver de précieux souvenirs de sa participation et est heureux de voir la prochaine génération en faire de même.

 À titre d’ambassadeur, Jamieson est un fier défendeur de l’initiative Équipe 88 des JAAN qui fait la promotion de l’impact positif du sport et bien-être pour les communautés autochtones.

 Baptisée ainsi en clin d’œil à la recommandation 88 des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, l’initiative lui est d’autant plus significative pour lui qui a porté le numéro sur son maillot de crosse pendant de nombreuses années.

 « Depuis que j’ai commencé la crosse, chaque fois que j’ai eu l’occasion de choisir mon numéro, j’ai toujours choisi le 88, se rappelle Jamieson avec humour. C’est une bonne coïncidence à avoir à ce moment! »

 Avec les Jeux qui se tiendront à Toronto, le plus important centre médiatique au Canada, Jamieson espère que cela permettra au monde de découvrir l’éventail de talents des jeunes autochtones.

 « Nous avons des athlètes incroyables qui sont souvent ignores parce que personne ne veut venir sur la réserve pour le recrutement, remarque Jamieson. On dit que si Toronto était une réserve elle serait la plus grande en termes de population. La tenue des Jeux ici pourrait bien ouvrir les yeux de beaucoup de personnes non-autochtones et leur faire réaliser qu’il y a plusieurs d’entre nous et que nous savons ce que nous faisons. »

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